LA CFDT NE SE REJOUIT PAS POUR AUTANT ET EXPRIME SA DÉCEPTION SUR L’ATTITUDE Des patrons QUI négocient l’ancienneté au dixième de centime d’euros près sur l’année !

Après plusieurs réunions de négociations difficiles entre les organisations syndicales et l’Union des Industries des Métiers de la Métallurgie (UIMM) du Finistère sur l’évolution des grilles des minima TEGA (Taux Effectif Garanti Annuel), le syndicat CFDT de la Métallurgie du Finistère a jugé une première proposition de 1,1 % très éloignée de ses revendications où elle préconisait un rééquilibrage de la courbe des minima des coefficients intermédiaires, la prise en compte de l’inflation (0,8 %), l’augmentation de la TVA (0,2 %), et l’évolution du SMIC qui est elle-même de 1,1 %, ce qui correspondrait à une augmentation moyenne de 2,36 %.
L’UIMM a finalement proposé « très généreusement » d’arrondir chaque montant annuel à la dizaine supérieure pour passer à 1,13 % d’augmentation.

La CFDT qualifie ces négociations de mascarade. En effet, la CFDT a constaté une incohérence entre ce que l’UIMM nomme « négociations » et sa politique du « c’est à prendre ou à laisser ». La CFDT ne considère pas cela comme une discussion puisqu’il n’y a rien à discuter.

Quant au revenu minimum hiérarchique (RMH) servant à calculer l’ancienneté, il y a bien longtemps que le syndicat patronal a décidé de ne plus fidéliser les salariés dans les entreprises finistériennes de la métallurgie : le 0,02 € d’augmentation du point qu’il accorde « généreusement », ne compense même pas le prix du stylo pour signer un tel accord.

La CFDT aurait pu comprendre cette modération salariale par des engagements dynamiques concrets sur la création d’emplois, l’embauche de jeunes en alternance, l’investissement, l’utilisation du CICE (Crédit d’Impôt Compétitivité et Emploi). Mais aucun document n’étant fourni, la CFDT doute sérieusement de cet effet compensateur.

Il serait temps que les patrons de la métallurgie du Finistère arrêtent de geindre sur le manque de main d’œuvre et d’emplois qualifiés dans la métallurgie. Pour attirer les jeunes, il faut du concret, c’est-à-dire des salaires motivants, et pour garder les plus anciens expérimentés leur offrir autre chose qu’une augmentation annuelle brute de l’ancienneté de 0,02 €.

Le syndicat CFDT de la Métallurgie du Finistère a présenté une troisième proposition sur une augmentation moyenne de 1,35 % modulée de la grille (TEGA) et une augmentation de 1,13 % du point d’ancienneté, le faisant évoluer de 4,35 € à 4,40 €. L’UIMM n’a pas daigné répondre, estimant probablement que le silence est une réponse digne.

L’engagement de la signature de la CFDT à ce prix, se fait avec le regret que l’UIMM ne justifie jamais de telles modérations que par les prétendues difficultés des entreprises du secteur sans fournir la moindre preuve de ses allégations.

Pourtant, sans cette signature, nombre de salariés de TPE, voire certaines PME ne bénéficieraient d’aucune augmentation de salaire, beaucoup d’entre elles rémunérant les salariés au minimum syndical en l’absence de négociations annuelles sur les salaires.
C’est pourquoi le syndicat CFDT de la Métallurgie du Finistère a accepté de signer l’augmentation de 1,13 % de la grille TEGA le 13 octobre 2014. Nous regrettons le refus de l’UIMM de signer notre proposition réaliste du RMH.

Pour le Syndicat,
Le Secrétaire Général,
Michel BOUTBIEN

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